Blogue

Noms d'entreprises - Comment les accorder avec le verbe

twitter facebook linkedin
Noms d'entreprises - Comment les accorder avec le verbe

Trois aspects régissent l'accord du verbe ou de l'adjectif qui suit le nom d'une entreprise. 

a) Nom formé d’un générique et d’un spécifique

Le nom d’une entreprise est souvent formé de deux parties : le générique, qui dénomme de façon générale l’entreprise (par exemple : Chocolats), et un spécifique, qui distingue cette entreprise des autres (par exemple, Favoris). 

D'autres exemples :
- Produits forestiers (générique) Résolu (spécifique)
- Industries (générique) Lassonde (spécifique)
Pages (générique) Jaunes (spécifique)

Lorsque c’est le cas, on devrait faire accorder le verbe (et le participe passé ou l’adjectif) qui s’y rapporte avec le générique, contrairement à l'exemple suivant : 

Pages Jaunes

Selon cette règle, il aurait donc fallu écrire : [...]

Lire la suite

Peut-on utiliser « d'autre part » sans « d'une part »?

twitter facebook linkedin
Peut-on utiliser « d'autre part » sans « d'une part »?

Une lectrice nous a posé la question suivante :
« Dans votre récent texte intitulé Neige soufflée, au quatrième paragraphe, vous remplacez "par contre" par "d’autre part". À mon avis, lorsque l’on écrit "d’autre part", c’est qu’il y a eu dans le texte un peu avant un "d’une part". Je me trompe? »

Revoyons le contexte :
« [...] Quant au soufflage de la neige dans le fleuve, il s’agit d’une pratique du ministère des Transports, que nous utilisons aussi. Cette méthode respecte la règlementation* du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

« D'autre part, nous vous rappelons que nous nous sommes engagés, depuis quelques années, à procéder au déneigement de ces secteurs dans un délai maximal de 48 heures après toute précipitation. Ce délai nous permet de ramasser de la neige moins souillée par les abrasifs et les gaz d’échappement des voitures. »

Il n'y avait aucun "d'une part" précédemment dans le texte.

Voici ce qu'on peut lire dans le dictionnaire Le Robert sur le sujet :
[...]

Lire la suite

« Et/ou » : maintenant acceptée par l'OQLF

twitter facebook linkedin
« Et/ou » : maintenant acceptée par l'OQLF

Après l'avoir critiquée durant des années, l'OQLF accepte désormais l'utilisation de la tournure et/ou.

Cette expression de coordination est un emprunt à l'anglais « and/or ». Apparu dans les années 1900, le terme se retrouvait essentiellement dans les domaines juridique et technique. Au fil du temps, il est devenu de plus en plus populaire dans les publications non spécialisées.

Étonnamment, cette expression est contestée même dans les grammaires anglophones !
Bon nombre de linguistes des deux langues ne voient d'ailleurs toujours pas l'intérêt de l'adopter dans des textes littéraires ou administratifs.

En effet, le ou peut exprimer aussi bien :
- le choix entre deux termes ou deux idées : « Lors de notre prochain voyage, nous irons (soit) en Croatie ou (soit) en Allemagne. »;
- que l'addition : « ... dans des textes littéraires ou administratifs » (dans les uns, dans les autres, ou dans les deux).    

L'OQLF explique son changement de perspective de la façon suivante :
[...]

Lire la suite

« Prévoir démissionner » ou « Prévoir DE démissionner »?

twitter facebook linkedin
« Prévoir démissionner » ou « Prévoir DE démissionner »?

Doit-on écrire : « Zuckerberg ne prévoit pas de démissionner » ou simplement « Zuckerberg ne prévoit pas démissionner »?

Selon Antidote, l'utilisation de prévoir + infinitif (sans le de) est une tournure particulière au Québec. Le logiciel suggère d'employer prévoir de faire quelque chose de la même façon que l'on écrit envisager de faire quelque chose.

La Banque de dépannage linguistique de l'OQLF présente un point de vue différent sur le sujet : 
[...]

Lire la suite

« Addiction » - Anglicisme ou pas?

twitter facebook linkedin
« Addiction » - Anglicisme ou pas?

Voilà un terme pour lequel il existe des différences majeures quant à son acceptation entre la France et le Québec.

Précisons d'abord qu'il s'agit d'un emprunt intégral à l'anglais, tout comme l'adjectif addictif.

Cela dit, en France, le mot addiction est utilisé couramment. Il est répertorié dans les dictionnaires comme faisant partie de l'usage, sans être considéré comme un anglicisme.

Employé d'abord en médecine et en psychologie pour évoquer une dépendance à des substances (tabac, alcool, drogues) ou à des comportements potentiellement nocifs (jeux, achats compulsifs, déviances, etc.), il s'est répandu largement dans les médias.

Au Québec, l'OQLF considère toujours ce mot comme un anglicisme, et lui préfère le terme dépendance qui décrit exactement le même phénomène. 

Pour plus de détails, voir la fiche suivante : http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?T1=addiction&btn_chercher=CHERCHER&id=5311.

Lire la suite
  • Modes de paiement

    Nous acceptons le paiement par cartes de crédit ou par PayPal. (Évidemment, vous pouvez aussi payer par chèque ou par dépôt direct.)

    Types de paiement

  • Écrivez-nous

    Vous souhaitez obtenir plus de renseignements ou recevoir une offre de service ?

    Cliquez ici

  • Abonnez-vous

    Recevez gratuitement par courriel nos petits tests de français écrit et d'autres renseignements sur nos formations.

    Soumettre
Suivez-nous sur les réseaux sociaux facebook twitter
Nos formations