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Usito : Un nouveau dictionnaire québécois accessible en ligne

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Usito : Un nouveau dictionnaire québécois accessible en ligne

On peut maintenant accéder dans Internet à un dictionnaire complet qui a été produit au Québec sous la direction éditoriale d’Hélène Cajolet-Laganière (coauteure du livre Le français au bureau) et de Pierre Martel.

Ce nouvel outil compterait près de 80 000 mots actuellement (en comparaison, Le Petit Robert en regroupe environ 60 000). Il n'est pas disponible en format papier. L'équipe a choisi délibérément de le rendre accessible en ligne seulement. De cette manière, il peut être constamment enrichi de nouveaux termes.

En quoi est-il différent des autres dictionnaires? Voici ce qu'on peut lire dans le site Internet d'Usito à ce sujet :
« La langue française dispose déjà de dictionnaires généraux, notamment grâce à de grandes maisons d’édition françaises. Ces ouvrages sont cependant conçus pour un public francophone européen, notamment le public français. Leur description de la langue est donc principalement basée sur l’usage européen du français. Quant à la description complémentaire qu’ils donnent du monde auquel cette langue fait référence et des valeurs culturelles qui lui sont associées, là encore, elle est très largement centrée sur la France et sur le contexte européen.

« Usito est né du désir de combler les lacunes de ces dictionnaires européens, notamment en ce qui a trait:
- à la description du français en usage au Québec et en Amérique du Nord, et plus particulièrement de son registre standard;
- à la description du contexte québécois et de l’environnement nord-américain;
- et à la mise en valeur de la culture francophone québécoise et nord-américaine. »

On peut essayer Usito gratuitement durant 10 jours avant de s'abonner. L'abonnement coûte une vingtaine de dollars par année.

Plus de détails ici : www.usito.com

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« Par le biais de » ce blogue, vous allez en apprendre une bonne

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« Par le biais de » ce blogue, vous allez en apprendre une bonne

Depuis des années, tous les linguistes de notre entourage nous répètent : « Il est incorrect d'utiliser par le biais de dans le sens de au moyen de. » 

Prenons la plus récente édition (2015) du Multidictionnaire de la langue française : « La locution par le biais de ne devrait pas s'employer au sens neutre de à l'aide de, au moyen de ».

Même discours dans Antidote 9 : « La locution prépositionnelle par le biais de constitue une impropriété sémantique si [...]

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En France, les élèves apprendront à écrire « ognon » et « nénufar »

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En France, les élèves apprendront à écrire « ognon » et « nénufar »

Choc et stupeur en France : le ministère de l'Éducation vient de décréter que les enseignantes et enseignants devront apprendre aux élèves les rectifications de l'orthographe à compter de la prochaine rentrée.

Or, il s'agit d'un vieux débat, que l'on croyait mort et enterré depuis... 1990, moment où les rectifications ont été adoptées et recommandées par l'Académie française.

C'était sans compter sur la capacité des médias (traditionnels et sociaux) à donner un nouveau souffle à cette polémique entre les pour et les contre des changements.

Les contre
D'un côté, il y a les personnes qui sont allergiques à ce que, par exemple, asseoir devienne assoir, que nénuphar se transforme en nénufar ou que cout, aout et gout perde leur accent circonflexe, alors que diésel, pizzéria et référendum gagnent des accents aigus.

Les pour
De l'autre, il y a ceux qui défendent le fait que la langue française a toujours évolué et que plusieurs des rectifications proposées en simplifient l'apprentissage et l'utilisation.

Ainsi, en est-il du mot « oignon » que l'on suggère désormais d'écrire « ognon ». Pourquoi? Tout simplement parce que peu de gens prononcent « wa-gnon » (oignon), comme « wa-seau » (oiseau). L'usage penche plutôt pour « eau-gnon ». D'où la rectification.

Autre élément intéressant : on ne se pose plus la question de savoir où mettre des traits d'union dans les nombres écrits. Au lieu de trois cent quatre-vingt-dix millions, on écrit plutôt trois-cent-quatre-vingt-dix-millions, et c'est réglé.

Mais peut-être écrivez-vous déjà à la manière des rectifications de l'orthographe sans le savoir? Faites notre test :

1. Comment se nomme la personne qui habite une résidence :
a) Un résidant ?
b) Un résident ?

2. En français traditionnel, on écrit « bonhomme de neige ». Alors, logiquement, doit-on écrire :
a) Bonhomie ?
b) Bonhommie ?

3. En français traditionnel, on écrit « mettre la charrue devant les bœufs ». Alors, logiquement, doit-on écrire :
a) Chariot à bagages ?
b) Charriot à bagages ?

4. En français traditionnel, on écrit « la gle, le glement ». Alors, doit-on écrire  :
a) gler, glementation ?
b) gler, glementation ?

5. En français traditionnel, on écrit : « Elle achète des articles de bureau. » Alors, doit-on écrire :
a) Elle déchiquette un rapport ?
b) Elle déchiquète un rapport ?

Cliquez sur le bouton « Lire la suite » pour voir les réponses.

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Nouveauté - Des illustrations dans le GrandDictionnaire.com

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Nouveauté - Des illustrations dans le GrandDictionnaire.com

Vous savez sans doute déjà que le GrandDictionnaire.com - une réalisation de l'Office québécois de la langue française - offre les définitions de plus de quatre-millions* de termes administratifs, techniques ou scientifiques utilisés couramment au Québec.

Au cours des dernières années, cette précieuse base des données s'est enrichie d'environ 10 000 illustrations. Ainsi, on peut :

- Découvrir le nom des différentes parties d'un cheval, d'un oiseau ou d'une chaussure de sport;

- Comprendre le fonctionnement d'un appareil de levage;

- Ou encore réaliser qu'un chien peut avoir du mordant sans nécessairement se promener sur quatre pattes, qu'une robe peut aussi servir à dissimuler des substances inattendues et que certains chapeaux sont comestibles.

Pour faire apparaitre* les illustrations, il suffit de cliquer sur la ou les petites caméras placées sous les définitions des termes.

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Comment se prononcent : « J'aimeRAI » et « J'aimeRAIS »?

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Comment se prononcent : « J'aimeRAI » et « J'aimeRAIS »?

Au Québec, on apprend dès le primaire que J'aimeRAI se prononce J'aime-RÉ et que J'aimeRAIS se dit J'aime-RÈ. On nous présente d'ailleurs cette différence comme étant une façon très simple de distinguer le futur du conditionnel.

En France, la situation est différente. Dans la majorité des régions, on prononce les deux mots de la même façon : J'aime-RÈ.

Le dictionnaire Le Petit Robert recommande d'ailleurs cette prononciation dans sa préface : « [...] le futur et le passé simple des verbes en -er ont tendance à se prononcer  (lait, merci, fête) comme le conditionnel et l'imparfait (ex. : je chantai (-tè) et je chanterai (-rè). »

Résultat : il est très difficile pour un Français dont le métier est de vendre des voitures de savoir ce que son client a en tête lorsqu'il déclare :
- « J'achète-RÈ cette voiture demain matin. »

Veut-il dire qu'il [...]

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